Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Anthropologie et Sociétés

Volume 27, numéro 2, 2003, p. 23-40

Cultures et médicaments

Sous la direction de Alice Desclaux et Joseph-Josy Lévy

Direction : Francine Saillant (directrice)

Éditeur : Département d'anthropologie de l'Université Laval

ISSN : 0702-8997 (imprimé)  1703-7921 (numérique)

DOI : 10.7202/007444ar

as
< PrécédentSuivant >
Article

Violence structurelle, mondialisation et tuberculose multirésistante

Arachu Castro

Program in Infectious Disease and Social Change

Department of Social Medicine

Harvard Medical School

641 Huntington Avenue

Boston, MA 02115

États-Unis

Paul Farmer

Program in Infectious Disease and Social Change

Department of Social Medicine

Harvard Medical School

641 Huntington Avenue

Boston, MA 02115

États-Unis

Résumé

Plus de cinquante ans après l’introduction de la chimiothérapie comme traitement de la tuberculose, deux millions de personnes meurent de cette maladie tous les ans et 8,4 millions de nouveaux cas sont rapportés ; la tuberculose, en incluant ses formes multirésistantes, demeure parmi les maladies infectieuses guérissables celle qui fait le plus de victimes. Pourquoi les médi-caments qui permettraient d’arrêter ou de ralentir ces épidémies ne sont-ils pas disponibles là où on a le plus besoin? Pour répondre à cette question, nous explorons l’expérience de vie d’une famille haïtienne ainsi que les contextes sociaux dans lesquels les malades s’infectent, tombent malades et rencontrent toute une série d’aventures thérapeutiques qui mènent à plus de compli-cations, à une transmission croissante à d’autres personnes et, trop souvent, à la mort. Nous analysons aussi comment ces trajectoires sont le résultat de la violence structurelle et des inégalités sociales renforcées par la mondialisation.

Mots clés : Castro, Farmer, tuberculose, inégalités sociales, pauvreté, multirésistance, médicaments anti-tuberculeux

Abstract

Structural Violence, Globalization, and Multidrug-Resistant Tuberculosis

More than fifty years after the introduction of chemotherapy for the treatment of tuber-culosis, two million people die each year of this disease and 8.4 millions become infected. Among curable infectious diseases, tuberculosis, including its multidrug-resistant forms, is the one which creates more victims. Why are the drugs that could stop or slow down these epidemics not available in the places where they are needed most? To address this question, we explore the life experience of a Haitian family and the social contexts in which people become infected, fall ill, and live a series of therapeutical adventures that lead to increased complications, a growing transmission to other people and, too often, death. We also analyze how these trajec-tories are the result of structural violence and of social inequalities exacerbated by the globalization process.

Key words: Castro, Farmer, tuberculosis, social inequalities, poverty, multidrug-resistance, antituberculous drugs

Auteurs : Arachu Castro et Paul Farmer
Titre : Violence structurelle, mondialisation et tuberculose multirésistante
Revue : Anthropologie et Sociétés, Volume 27, numéro 2, 2003, p. 23-40
URI : http://id.erudit.org/iderudit/007444ar
DOI : 10.7202/007444ar

Tous droits réservés © Anthropologie et Sociétés, Université Laval, 2003

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013