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Protée

Volume 30, numéro 3, hiver 2002, p. 5-6

Autour de Peirce : poésie et clinique

Directeur : François Ouellet

Rédacteurs : François Ouellet et Michelle Côté

Éditeur : Département des arts et lettres - Université du Québec à Chicoutimi

ISSN : 0300-3523 (imprimé)  1708-2307 (numérique)

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Article

Avant-proposDe la transmission

Bertrand Gervais

Au nom du comité de rédaction.


Ce qui est à lire, reste toujours à lire.

Edmond Jabès

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François Ouellet a pris en 2002 la direction de Protée, remplaçant de ce fait Francine Belle-Isle qui en a été la directrice, avec Jacques-B. Bouchard, ces douze dernières années. Douze ans ! Ce n’est pas qu’un changement de direction, c’est un changement de génération…

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Francine Belle-Isle a été une directrice d’une extraordinaire efficacité et, sous sa gouverne, Protée s’est imposée comme une revue d’un grand professionnalisme. Elle a su innover, tout en maintenant le mandat premier de la revue, qui est de mettre en valeur les pratiques et les théories sémiotiques contemporaines. Elle a su accueillir des propositions de dossiers qui débordaient du cadre traditionnel de la sémiotique, n’hésitant pas à ouvrir les pages de la revue à des thèmes aussi inattendus que la danse, le silence, le geste, les timbres-poste, etc. – thèmes qui se sont révélés porteurs d’une recherche fascinante. La revue, sous sa direction, a continué à explorer de nouvelles pratiques sémiotiques, politique qui lui vaut sa réputation actuelle sur la scène nationale et internationale.

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Toutes ces années, Francine Belle-Isle a porté une attention particulière à l’aspect visuel de la revue, faisant paraître des dossiers d’artistes en complément aux dossiers théoriques. Elle était à cet égard chaleureusement appuyée de Johanne Lamoureux, de l’Université de Montréal, qui a été membre du comité de rédaction de 1990 à 2001. Protée a maintenu son cachet unique dans les revues universitaires canadiennes, en montrant que le travail sur les signes engageait autant les artistes que les chercheurs. L’intersection de ces pratiques sémiotiques a fait la preuve qu’une revue universitaire pouvait avoir un cachet et non simplement une politique éditoriale.

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Francine Belle-Isle n’était pas seule dans cette aventure. Jacques-B. Bouchard a été de la partie toutes ces années, comme directeur de la revue, pendant trois ans et demi (de 1994 à 1997), puis comme directeur adjoint et directeur par intérim, assurant une partie de la production (sept numéros), ces dernières années ; il a aussi agi à titre de conseiller à l’informatique. Au dynamisme et à la détermination de Francine Belle-Isle répondaient l’amabilité et la très grande générosité de Jacques-B. Bouchard. Ensemble, ils ont permis que Protée soit une aventure intellectuelle.

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Jean-Pierre Vidal, maintenant professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi, a fait partie du comité de rédaction ces douze dernières années. En fait, fondateur de la revue en 1970, alors qu’elle relevait du département des sciences humaines de l’époque, il a de tout temps été lié à Protée. On lui doit de nombreuses traductions, un travail d’aide à la diffusion, mais surtout une attitude intellectuelle, une ouverture d’esprit que la revue entend toujours préserver.

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Ces artisans nous laissent en héritage une revue d’une grande originalité, une revue qui ne craint pas de prendre des risques et de bousculer les idées reçues, une revue qui a fait de la sémiotique, un regard, une façon de comprendre le monde et de le décrire.


Auteur : Bertrand Gervais
Titre : Avant-propos : de la transmission
Revue : Protée, Volume 30, numéro 3, hiver 2002, p. 5-6
URI : http://id.erudit.org/iderudit/006862ar

Tous droits réservés © Protée, 2002

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